Le groupe rennais L’Optimiste, spécialisé dans l’accompagnement des TPE-PME, a annoncé la nomination de Mélanie Morin au poste de directrice générale adjointe, le 22 janvier 2026. Cette réorganisation intervient dans une phase de croissance pour le cabinet, qui officialise parallèlement l’ouverture d’une nouvelle antenne à Saint-Malo.
Fondé en 2016 à Rennes par Ivan Quenardel, expert‑comptable de formation, L’Optimiste se décrit comme un collectif d’experts dédié à l’accompagnement des TPE‑PME sur la stratégie, le pilotage et le financement, adossé à un cabinet d’expertise comptable. Le groupe revendique aujourd’hui six domaines d’intervention complémentaires (stratégie, pilotage, expertise comptable, ressources humaines, RSE, juridique et financement) et l’accompagnement de plus de 1 500 entreprises en Bretagne et en Île‑de‑France. Pour soutenir son développement, le cabinet a choisi de renforcer sa gouvernance avec la nomination de Mélanie Morin en tant que directrice générale adjointe, chargée de la direction opérationnelle.
D’après le communiqué de l’entreprise, cette nomination intervient dans un contexte de croissance soutenue. Ainsi, l’effectif serait passé de 15 collaborateurs en 2020 à plus de 65 en 2025, pour un chiffre d’affaires qui aurait progressé d’environ 1,4 million d’euros à plus de 5 millions sur la même période. Cette trajectoire de croissance est présentée par le groupe comme le moteur d’une « montée en gamme » de sa gouvernance, justifiant à la fois le renforcement de la direction opérationnelle et l’extension de sa présence géographique.
Une directrice générale adjointe aux manettes de l’opérationnel
Dans ses nouvelles fonctions, Mélanie Morin est chargée de piloter l’exécution de la stratégie du groupe, de coordonner les équipes, de structurer les offres et de déployer le modèle L’Optimiste sur les différents territoires où il est implanté. L’entreprise présente cette nomination comme un levier pour « passer d’un collectif d’experts à un groupe structuré, lisible et capable d’accompagner les dirigeants de TPE PME dans tous leurs défis stratégiques », en s’appuyant sur une offre jugée plus lisible et standardisée.
Le communiqué souligne que cette évolution de la gouvernance doit s’opérer « sans renoncer » à ce que le groupe qualifie d’ADN : proximité avec les dirigeants, exigence dans l’accompagnement et recherche d’impact territorial.
Diplômée d’une école de commerce, Mélanie Morin a débuté sa carrière dans le marketing au sein de la grande distribution, avant de passer six ans en Asie, d’abord dans une ONG indonésienne, puis à la Chambre de commerce française de Singapour, puis chez LVMH Christian Dior sur le segment du travel retail, d’après le profil présenté par L’Optimiste. De retour en France, elle rejoint Google en 2018 et prend la responsabilité des Ateliers Numériques sur plusieurs régions (Bretagne, Pays de la Loire, Centre Val de Loire), dispositif de formation au numérique qui revendique plusieurs milliers de dirigeants et professionnels accompagnés, selon les communications de Google et différents médias spécialisés.
En 2021, Mélanie Morin prend la direction de Tactique, l’association du groupe L’Optimiste dédiée à la formation et à l’accompagnement stratégique des dirigeants via les Maisons des Dirigeants.
Déploiement territorial et fonds obligataire pour TPE PME
La nomination s’inscrit dans un mouvement plus large d’implantation territoriale, le groupe annonçant l’ouverture d’un nouveau bureau à Saint Malo, après Rennes, Vannes et Paris. Cette implantation malouine, portée par une équipe de trois personnes dont une associée, est décrite par L’Optimiste comme un moyen de renforcer son ancrage en Ille et Vilaine et d’offrir l’ensemble de ses expertises au plus près des dirigeants de TPE PME de ce bassin économique.
Le groupe souligne également une incursion dans le financement direct. Ainsi, en partenariat avec MBA Mutuelle, L'Optimiste a lancé en novembre 2025 un fonds obligataire de 3 millions d’euros. Ce dispositif, présenté par la direction comme une alternative aux crédits bancaires classiques, propose des prêts « in fine », à horizon de trois à quatre ans, visant les projets de transformation des TPE PME (investissements, transmissions, relances). D’après les éléments diffusés par le groupe et ses partenaires, ce type de prêt repose sur une logique de « capital patient » (long terme) et de sélection des dossiers selon leur impact et la cohérence des projets plutôt que sur des seuls ratios financiers. Selon Ivan Quenardel, le président du groupe, cette stratégie vise à répondre au manque de solutions de financement adaptées constaté sur le terrain.
Il reste maintenant à voir si cette nouvelle gouvernance permettra au groupe de concrétiser ses ambitions, dans un contexte économique où les TPE-PME restent confrontées à des défis structurels et financiers persistants.
Samorya Wilson
