La DFCG, réseau historique des dirigeants financiers en France, a annoncé l’élection de Thomas Baumgartner à sa présidence, le 7 mai dernier. Une nomination qui intervient dans un contexte économique marqué par des enjeux de transformation pour les directions financières, et qui pourrait redéfinir les priorités de l’association.
Après avoir rejoint le Conseil d’administration de la DFCG (association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion), Thomas Baumgartner vient donc d’en prendre la présidence. Directeur financier de Mersen depuis 2010, il apporte avec lui une expertise forgée au sein d’un groupe coté spécialisé dans les matériaux électriques avancés.
Son parcours, qui l’a mené du Crédit Lyonnais, où il a débuté en 1996 en tant qu’analyste crédit jusqu’à la gestion financière de Mersen, un acteur industriel de taille mondiale (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2025), suggère une approche pragmatique des défis financiers contemporains.
L’organisation souligne également son expérience en gouvernance et en gestion de consensus, des atouts qui pourraient influencer la stratégie de la DFCG dans les mois à venir.
Une passation de relais dans un paysage en mutation
La DFCG, forte de ses 3 800 membres répartis dans 17 régions, représente un échantillon diversifié du tissu économique français : grands groupes (13 %), ETI-PME (70 %) et TPE (17 %). Avec Thomas Baumgartner à sa tête, l’organisation pourrait recentrer ses travaux sur des enjeux concrets, comme la digitalisation des fonctions financières ou l’adaptation aux nouvelles réglementations.
L’association précise que l’ancien bureau, dirigé par Marie-Hélène Pebayle, a cédé sa place après une période marquée par des publications régulières (revue Finance & Gestion, blog Vox-Fi, études sectorielles) et une offre de formation élargie.
Pour la suite, Thomas Baumgartner évoque une volonté de servir « tous les adhérents, quelle que soit la taille de leur entreprise ». Une promesse qui résonne particulièrement pour les PME et TPE, souvent en quête de ressources adaptées à leur échelle. La DFCG, avec ses 18 groupes d’échange et son centre de formation, dispose des leviers pour concrétiser cette ambition. Reste maintenant à savoir comment cette orientation se traduira en actions, dans un environnement où les dirigeants financiers doivent concilier rigueur budgétaire et innovation.
Samorya Wilson