HackAudit 2025 : l’IAE Lyon- School of Management se distingue

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La 5ᵉ édition du HackAudit, un concours d’innovation organisé par la CNCC a eu lieu ce 6 février 2025. Cette année, ce sont les futurs auditeurs de IAE Lyon- School of Management qui ont remporté le prix, face aux 4 autres équipes d’étudiants. Leur travail sur le potentiel de création de valeur de l’IA et de l’IA générative pour les commissaires aux comptes et les parties prenantes a ainsi été récompensé.

Ils s’appellent Florie Acurcio, Audrey Sanial, Charles Gindre, Tristan Leduc et Hassan Osman. Ils sont en Master 2 d’audit à l’IAE Lyon- School of Management - Université Jean Moulin. Ils ont planché sur une nouvelle approche pour favoriser les collaborations interdisciplinaires dans le respect des obligations déontologiques. Et ils ont convaincu le jury avec « ClauseScan » un outil innovant basé sur l’IA générative. Les autres équipes retenues provenaient de : la FSEG de Strasbourg en deuxième position avec le projet « ExpertIA » et l’école INE de Paris en troisième position avec le projet « AI-NES ». Les deux autres équipes sont également issues de la FSEG de Strasbourg.

Un GPT innovant spécialiste de l’analyse des contrats

Les lauréats du concours HackAudit 2025 ont voulu transformer l’analyse des contrats en un atout stratégique pour les audits et cesser de « passez des heures à analyser des centaines de contrats interminables ». Ainsi, ils ont élaboré l’outil « ClauseScan », un GPT spécialisé qui permet d’avoir moins  de « surcharge cognitive », dimunier les « problèmes de standardisation » et traiter plus de volume tout en accédant à des traductions instantanées. Les futurs auditeurs proposent que leur GPT soit accessible via un lien sur le portail de la CNCC et intégré dans les logiciels d’audit. ClauseScan serait mis à disposition des cabinets de toute taille à travers un abonnement mensuel ou annuel. Ses développeurs affirment que « le coût initial sera limité » et ils promettent « un alignement avec besoins croissants en automatisation, en précision, amélioration et efficacité », ainsi qu’un « ROI rapide pour cabinets ».

Autrement dit, ils ont déjà bien saisi les enjeux des cabinets d’audit, un avenir prometteur dans l’audit en somme !

Questions à :

Florie Acurio qui prépare son M2 au Cabinet Sodecal, à Toulouse et Audrey Sanial, au Cabinet Axens à Saint-Etienne

Florie Acurio Audrey Sanial

LMC : Comment s'est passée la préparation de ce concours ?

F.A. : Au départ, cela a été un vrai défi. Nous ne savions pas exactement dans quelle direction partir, car la problématique était très large. Mais une fois que nous avons choisi la thématique des contrats, nous avons approfondi la réflexion en nous basant sur notre expérience en cabinet d’audit. C'est ainsi que nous avons eu l'idée d'utiliser l’intelligence artificielle pour analyser les contrats avec l’aide d’un expert scientifique.

LMC : Que ressentez-vous en remportant ce prix ?

A.S. : C'est une immense joie, et surtout une belle surprise ! Nous ne nous y attendions pas, mais cela prouve qu’il faut croire en ses projets et en ses idées. Cette victoire est une belle reconnaissance de notre travail et de notre engagement.

LMC : Comment utilisez-vous l’intelligence artificielle ?

F.A : L’IA est un outil incontournable aujourd’hui. Mais au-delà de la technologie, notre expérience en cabinet nous a énormément aidées à comprendre les vrais enjeux et les problèmes concrets auxquels sont confrontés les auditeurs. Étant dans nos cabinets depuis un an et demi, nous avons pu identifier les difficultés de l’intégration de l’IA et proposer des solutions permettant de gagner du temps sur les tâches chronophages.

LMC : Qu’est-ce qui vous a attirée vers le métier de l’audit ?

A.S : Nous avons d'abord effectué des stages en comptabilité, puis l’opportunité de découvrir l’audit s’est présentée. Ce qui nous a tout de suite plu, c’est le contact avec les clients et l’analyse des données financières. Ce métier est stimulant et offre une vraie diversité dans les missions. C’est aussi pour ça que nous avons voulu proposer des solutions permettant de gagner du temps sur les tâches chronophages. Le secteur n’a pas toujours assez d’effectifs, alors optimiser les processus est essentiel pour faciliter le travail des auditeurs.

LMC : Quelles sont vos perspectives après ce concours ?

A.S. : Ce concours a été une expérience enrichissante, notamment parce que nous avons appris à présenter notre projet en public. Cela nous a permis de gagner en confiance et de croire davantage en nos idées pour l’avenir.

Propos recueillis par Samorya Wilson